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Le CAC 40 reste toujours sur la défensive après l’annonce Moderna

L’annonce faite par Moderna sur son vaccin n’a pas manqué de secouer la bourse. Si la situation s’est stabilisée, le CAC 40 reste toujours sur la défensive.

Envolée des cours suite à l’annonce Moderna

L’annonce de Moderna sur ses vaccins a vivement secoué les cours en bourse. Le prix du pétrole est monté en flèche avec un taux de progression de 2,43 % ou 1,04 dollar. Wall Street, le CAC et la bourse du Japon ont pratiquement suivi le mouvement et se sont clôturés en hausse par anticipation à la reprise économique après la covid-19.

Le vaccin Moderna montre une efficacité qui dépasse les 90 %, et il sera sûrement mis sur le marché dans les semaines à venir. Une aubaine pour les indices boursiers comme le Dow Jones, le S&P 500 et le Russell 2000 qui ont systématiquement battu des records historiques 

Le lendemain de cette annonce, la situation semble se stabiliser un peu partout. La bourse de Paris, qui a atteint de niveaux jamais atteints depuis le mois de février, paraît reprendre et est resté stable à 5 465,97 points (-0,10 %) durant la journée suivant l’annonce.

Le CAC 40 après l’annonce

Le vaccin candidat de Moderna est une lueur d’espoir pour les investisseurs. Suite à l’annonce, le cours de Vallourec a grimpé de 13,9 %. Le fabricant de tubes sans soudure a vu ses finances grevées par une dette se chiffrant à 3,7 milliards de dollars. Pour s’en sortir, l’industriel a proposé à ses créanciers la conversion de la grande partie des créances en capital

Trigano, pour sa part, a connu une évolution de 11,3 % et affiche des résultats meilleurs que ce qui est prévu. Le fabricant de camping-cars compte améliorer ses activités et ses résultats au cours de l’exercice à venir. Ses comptes sont largement au-dessus des estimations des analystes, ce qui fait que le titre Trigano reste attractif.

Moderna n’a pas fait que des heureux à la bourse. Malgré la bonne nouvelle, certaines actions ont fini en baisse tandis que d’autres sont restés stables. C’est le cas de Airbus qui a reculé de 1,7 %. Klépierre et Unibail-Rodamco-Westfield ont, pour leur part, régressé de 5,2 % et 1,3 %. C’est également le cas de Iliad, la maison mère de Free, qui a reculé de 0,6 % pendant que Alstom est restée stable. 

Bouygues a annoncé avoir placé 16,45 millions de droits préférentiels de souscription (DPS) du spécialiste des équipements ferroviaires dans le cadre de l’augmentation de capital lancée par ce dernier. À l’issue de l’opération, Bouygues détiendra environ 8 % d’Alstom contre 9,7 % auparavant.

Dassault Systèmes prend 0,6 %. L’éditeur de logiciels a actualisé, à l’occasion d’une journée dédiée aux investisseurs et analystes, ses perspectives pluriannuelles, en reportant de 2023 à 2024 l’atteinte d’un objectif de bénéfice net par action (BNPA) non-IFRS d’environ 6 euros.

Edenred monte de 0,7 %. Goldman Sachs a relevé sa recommandation de « neutre » à « achat » sur le titre du spécialiste des paiements destinés aux entreprises.

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Des manœuvres frauduleuses dans certaines banques

Pendant que les prévisions annoncent une hausse de 20 % sur les fraudes sur les paiements en ligne et sans contact d’ici 2021, UFC Que choisir dénonce des manœuvres frauduleuses dont les banques seraient coupables. L’association de défense des consommateurs lève le voile sur certaines pratiques frauduleuses des banques pour ne pas rembourser les clients victimes de fraude.

Les banques font usage de stratégies pour ne pas rembourser les fraudes 

En moyenne, 30 % des victimes de fraude (soit le tiers) n’ont pas pu entrer en possession de leur avoir au cours de cette année. L’année précédente, ce taux était de 26 %, et l’UFC Que choisir craint que la situation s’aggrave à l’avenir. En effet, le taux est en constante augmentation malgré les mesures de protection prises pour protéger les consommateurs. 

L’enquête qui a permis de mettre à nu cette situation a été effectuée sur 1 535 consommateurs victimes de fraudes au cours de la dernière année. Pour les responsables de l’organisation, cette baisse de remboursement devient préoccupante vu que le cadre juridique a été pensé et amélioré pour protéger les victimes de fraude.

Ces mesures qui sont composées de codes à usage unique sur internet sont jugées insuffisantes désormais. Seulement une minorité de clients disposent d’un dispositif d’authentification renforcé. La victime de fraude ne saurait être accusée de négligence, car c’est le seul motif qui permettait aux banques de ne pas rembourser la fraude. Selon l’association, les banques sont en retard dans la sécurisation des transactions en ligne, et elles font usage de manœuvres frauduleuses pour se soustraire à leur obligation de remboursement.

Désormais, un mot de passe ou un système de reconnaissance digitale seront utilisés. Les consommateurs victimes de fraude peuvent trouver sur le site de UFC Que choisir de l’aide pour être dédommagés en cas de fraude. Le site explique également comment les banques procèdent pour décourager les clients dans les réclamations. En effet, les remboursements sont conditionnés par un dépôt de plainte. Or la police et la gendarmerie sont débordées par ces réclamations et refusent souvent de les enregistrer pour fraudes bancaires. 

Selon l’organisation de défense des consommateurs, la loi ne prévoit pas que la victime de fraude bancaire dépose une plainte. Elle dispose plutôt que le client soit dédommagé immédiatement par la banque dès qu’il signale une transaction non autorisée. Le site de l’UFC donne des informations utiles à tout client de banque pour savoir la procédure à suivre pour se faire rembourser en cas de fraude.

La fédération bancaire française n’a pas manqué de rejeter les accusations portées à l’encontre des banques. Elle explique qu’en cas de fraude, les banques analysent d’abord la situation avant d’assurer le remboursement.

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Souscription d’émission obligataire en bitcoin

Les banques intègrent de plus en plus la blockchain dans leur processus. Pour preuve, la deuxième banque chinoise va faire une émission obligataire à hauteur de 3 milliards de dollars en bitcoin. Le ticket minimum de participation est de 100 dollars.

La blockchain dans la finance traditionnelle

Les banques ont mis du temps à intégrer la blockchain dans leur processus. Cependant, depuis un certain temps, on constate une forte présence de la cryptomonnaie dans les transactions bancaires. Le dernier exemple est celui de la China Construction Bank qui est la deuxième banque de Chine. Elle va émettre des emprunts obligataires d’une valeur de 3 milliards dans la blockchain. Cette transaction n’est pas un cas isolé, car d’autres banques comme la Société Générale avaient déjà effectué une opération du genre à travers une startup.

L’opération de la banque chinoise retient l’attention, principalement en raison de la présence de crypto-monnaies, particulièrement le bitcoin. Les clients auront la possibilité d’acheter les obligations avec des bitcoin ou avec des dollars. Cette opération va révolutionner encore plus la cryptomonnaie dans les banques classiques et pourra marquer l’institutionnalisation de la monnaie numérique.

La blockchain ou chaîne de blocs en français est un système d’émission de monnaie par voie électronique. Cette technologie, entièrement sécurisée et transparente, élimine la présence d’un organe de contrôle. La blockchain est également une base de données qui conserve l’historique des transactions entre les différents utilisateurs depuis sa création. Elle est utilisée pour transférer des actifs numérisés et pour assurer l’exécution automatique des transactions.

La blockchain ne tient pas compte non plus des intermédiaires, ce qui permet aux utilisateurs de s’assurer eux-mêmes de la validité de la chaîne. Les données sont cryptées à l’aide de procédés cryptographiques sécurisés. Bien que la blockchain soit encore une technologie toute neuve, elle dispose déjà de nombreuses applications qui facilitent la traçabilité des produits alimentaires.

Cependant, on ne saurait parler de blockchain sans parler du bitcoin qui utilise majoritairement cette plateforme. Le bitcoin a été créé en 2008. Il est à la fois une monnaie et un protocole de paiement ultra sécurisé. Le bitcoin et les autres cryptomonnaies qui sont venus par la suite peuvent servir de moyens de paiement dans les transactions. Elles peuvent échanger en dollar, en yuan ou en d’autres devises. Lors de son lancement, le bitcoin valait à peine quelques cents. Il est aujourd’hui la monnaie la plus forte sur le marché financier. Après que sa valeur a grimpé en flèche, il connaît une certaine stabilité depuis un moment.

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Comment choisir sa société de portage salarial ?

Se lancer en auto entreprise n’est pas une décision simple, surtout lorsque cela implique de quitter un emploi salarié. En l’espèce, la concrétisation d’un tel projet peut se faire sans que vous encourez les risques liés à l’entrepreneuriat grâce au portage salarial. Dans le cas où vous faites ce choix, il vous faudra recourir aux services d’une société de portage salarial. C’est elle qui vous assure d’associer la liberté du statut d’entrepreneur et les avantages du statut de salarié. Manager, consultant, formateur, demandeur d’emploi, voici comment choisir votre société de portage salarial.

Critère n°1 : Avoir une bonne réputation 

Une société de portage salarial a pour principal rôle d’embaucher le porté (l’entrepreneur en portage salarial). En qualité d’intermédiaire, elle est au cœur de la relation contractuelle entre la personne portée et les entreprises qui ont besoin de leurs services. Elle se charge d’apporter à la personne portée l’ensemble du matériel dont il a besoin pour ses différentes missions. 

En bref, la société de portage salarial tient un rôle crucial dans le développement de votre activité, non seulement dans la recherche des clients, mais aussi dans la négociation des honoraires. 

Eu égard à ses différents rôles, une société de portage salarial doit jouir d’une très bonne réputation. En général, le nombre d’années d’expérience compte pour beaucoup. Toutefois, une jeune société peut également faire ses preuves. Le plus important, c’est de vérifier les références de la société de portage salarial. Consultez les avis des internautes sur ses prestations pour vous assurer de la qualité des services proposés et de la fiabilité. 

Critère n°2 : Appartenir à un syndicat

La réputation, c’est bien parce qu’elle vous permet de faire un premier tir. Cependant, elle ne fait pas tout. Le critère suivant à vérifier absolument lors du choix de votre société de portage salarial, c’est son affiliation à un syndicat. 

En effet, vous devez savoir que le portage salarial est une activité hautement encadrée. La plupart des règles en la matière sont régies par des syndicats dont la vocation est de défendre les intérêts de tous les acteurs impliqués. 

Aussi, l’intégration d’une société de portage salarial à un syndicat est conditionnée par la signature d’une charte de déontologie. À travers cette signature, la société s’engage à respecter les valeurs et les principes du syndicat. 

L’un des principaux syndicats rassemble les Professionnels de l’Emploi du Portage Salarial (PEPS). Bien entendu, il y a plusieurs autres auxquels une société de portage salarial peut adhérer. 

Critère n°3 : Avoir une solidité financière 

L’autre point fondamental que vous devez vérifier lors du choix de votre société de portage salarial, c’est la solidité financière. Votre réflexe doit être de procéder à la vérification de sa trésorerie nette et de son chiffre d’affaires. 

En effet, la société de portage salarial qui encaisse les honoraires du porté, lesquels sont reversés à ce dernier sous forme de salaire proportionnellement aux missions exécutées après déduction des frais de gestion qui font office de commission. La capacité financière de la société lui permet de vous mettre à l’abri des risques d’impayés à la suite de la signature du contrat de travail. Cela vous assure de recevoir votre rémunération. 

Outre, la solidité financière de la société de portage est une garantie légalement obligatoire. Si elle n’offre aucune garantie financière, la société n’est pas en droit d’exercer son activité. Ne signez donc pas de contrat de travail avec une société de portage sans vous assurer qu’elle est à jour à ce niveau. 

Critère n°4 : Proposer un service de qualité

En plus d’avoir une bonne réputation, d’être membre d’un syndicat et d’avoir une solidité financière, une société de portage salarial se doit de proposer un service de qualité. Pour vous en assurer, prenez des renseignements sur les moyens utilisés par l’entreprise en termes d’accompagnement au profit de ses consultants. 

L’idéal serait que la structure de portage dépêche un conseiller qui accompagne chaque consultant afin de lui offrir un suivi durant toute la durée de son contrat. De même, la société doit aider ses consultants à rechercher des missions. Elle doit également pouvoir offrir des formations pour l’acquisition ou le renforcement des compétences. 

Vous devez absolument vérifier tous ces points parce que toutes les sociétés de portage salarial n’offrent pas tous ces accompagnements. Votre vérification doit surtout se faire en fonction de vos besoins réels. En général, toutes les informations utiles sont fournies au cours des réunions d’information que ces entreprises organisent. 

N’oubliez surtout pas de vous assurer que la société de portage que vous choisissez propose des contrats de travail, soit à durée déterminée, soit à journée indéterminée. Attestant du lien légal entre la société et vous, ce contrat doit contenir la description de l’expertise, vos qualificatifs, le mode de calcul de la rémunération, les coordonnées du garant financier de la société ainsi que la date du terme du contrat. 

Un service de qualité passe également par des frais de gestion transparents. Ordinairement, ceux-ci sont de 15% maximum. Vérifiez donc que ceux que propose la société de portage salarial de votre choix n’excèdent pas ce seuil. Cependant, il est aussi important de vous méfier des tarifs trop attractifs. Non seulement ils peuvent cacher de faux frais, mais en plus, ils correspondent généralement à des services de faible qualité.